Un café comme métaphore
Déconfiner universités et pédagogies
Knecht, Moraya, Métraux, Jean-Claude,
ISBN:978-2-88901-250-3, 2024, 160 pages, 19€
Déconfiner l’université et la pédagogie n’a en fait pas grand-chose à voir avec le covid-19…
Le concept de déconfinement universitaire sert ici de tremplin pour amener l’enjeu central de ce livre: l’introduction à l’université des méthodes de pédagogie communautaire participative.
Description
Que signifie au juste Déconfiner l’Université et la Pédagogie? Déconfiner l’université et la pédagogie n’a en fait pas grand-chose à voir avec le covid-19…
Le déconfinement sert dans ce livre de prisme pour enrichir la réflexion sur les méthodes pédagogiques et renouveler un regard critique: certaines des idées présentées ne sont en effet pas entièrement neuves, telles celles des pédagogues et psychologues communautaires dont le livre s’inspire et transpose dans le paysage éducatif actuel. Le concept de déconfinement universitaire sert ici de tremplin pour amener l’enjeu central de ce livre: l’introduction à l’université des méthodes de pédagogie communautaire participative. L’originalité de l’approche pédagogique suggérée réside dans l’extension de la pensée et des valeurs clés de la psychologie communautaire (libération de l’oppression, participation sociale, promotion de la santé et du bien-être, égalité, pouvoir agir et dire, horizontalité) au contexte de la salle de classe et à la transmission du savoir.
La pédagogie communautaire participative se donne pour objectifs de déconstruire les inégalités entre étudiant·e·s, enseignant·e·s et autres personnes impliquées dans le processus de création de savoirs, puis de créer un mode horizontal de transmission des connaissances visant le bien-être de tous les acteurs concernés. Elle met l’accent sur les dimensions communautaires de ce processus: solidarité, collaboration, égalité. Elle accorde une place importante aux savoirs des élèves, expert·e·s de leur propre vécu et de leurs appartenances (à la communauté des étudiants, à toute autre communauté).
Ouvrage collectif sous la direction de Moraya Knecht et de Jean-Claude Métraux.
Table des matières
Avant-propos
Moraya Knecht
Une pédagogie déconfinée
Jean-Claude Métraux
Vingt-quatre ans d’enseignement communautaire participatif
Jean-Claude Métraux
Du jeu de rôle émancipateur au sociodrame initiatique
Johanna Blouet et Julien Norberg (avec la collaboration d’Aurélie Calmeyn, Mariel Alves Cabral de Miranda, Danyil Delachaux, Christelle Devenoge, Moana Dönges, Céline Dominé Lüthi, Floriane Dupuis, Sarah Etienne, Patricia Fernandez Gonzalez, Nastassja Goy, Mina Hossaini, Daulina Ismaili, Imen Kitar, Mihaela Moga, Anesa Mujdzic, Didemezgi Serap, Blerta Shurdhani, Lola Suhr, Christelle Vitasovic, Florentina Zenelaj et Dicle Zulal)
Se déconfiner au temps du confinement
Francesca Meloni
Se déconfiner avant le confinement
Kuëlan Vandel, James Alzetta, Céline Froidevaux, Moraya Knecht, Claudia Kühner et Esther Ortuño
Le tout tient dans une tasse de café
Mauranne Laurent et Moraya Knecht
Mettre de l’eau dans son vin
Moraya Knecht
En guise de conclusion: «2 + 2 = Vert»
Presse
Recension dans la revue L’autre
C’est un petit livre très singulier, comme son initiateur Jean-Claude Métraux (JCM), que les clinicien.nes transculturel.les connaissent bien. C’est un témoignage, un ouvrage didactique et militant, qui relate la méthode d’un enseignement tenu pendant de nombreuses années.
À rebours de nos contraintes et de nos règlementations qui nous corsètent, à contre-pied d’un savoir cumulatif, JMC et son « élève » Moraya Knecht nous livrent les clés d’un déconfinement universitaire (l’ouvrage est né lors du confinement) grâce à l’enseignement d’une pédagogie communautaire participative. Cette pédagogie laisse une place déterminante aux savoirs personnels et collectifs qui, rassemblés, collectés et puisés dans l’expérience de chacun et l’impulsion collective, donnent accès à une connaissance concrète dans un souci permanent de dé hiérarchie.
[…]
Cet écrit est l’aboutissement d’une œuvre collective, en forme d’au revoir (il a dû prendre sa retraite et vivre le « deuil de soi ») et de transmission d’un cours tenu pendant 24 ans à l’Université de Lausanne intitulé « Santé et migration, santé et altérité ». La migration y est étudiée et expérimentée telle une métaphore (dans la suite dans son livre La migration comme métaphore, La dispute, 2011) de modification relationnelle vécue dans différentes expériences de rupture, ou bien de connaissance/reconnaissance de lieux et de personnes jusqu’à présent inconnus.
En fermant ce livre original et vivant, je n’ai qu’une seule envie : que tous nos enseignements s’inspirent de cette pédagogie communautaire participative. Un souffle salutaire pour notre époque, une inspiration joyeuse pour faire communauté.
Claire Mestre, L’autre, revue transculturelle, vol.27, N°1.
Chronique dans le magazine L’Educateur
Le concept de déconfinement universitaire sert de tremplin à l’enjeu de ce livre: l’introduction à l’université des méthodes de pédagogie communautaire participative. Bien que certaines idées présentées, inspirées de différents pédagogues et psychologues, ne soient pas nouvelles, l’ouvrage propose un renouvellement du regard critique porté sur ces approches. Mais l’originalité de l’approche pédagogique réside dans l’objectif de déconstruire les inégalités entre étudiant-es et professeur.es en impliquant tout le monde horizontalement, au travers du processus même de création des savoirs et de transmission des connaissances. Les dimensions communautaires de ce parcours reposent, comme pour les élèves plus jeunes, sur la solidarité, la collaboration et l’égalité. Il s’agit de faire vivre ces valeurs aux étudiant.es, considéré.es comme les expert.es de leur propre vécu et des différentes communautés auxquelles ils et elles appartiennent.
Etiennette Vellas, L’Educateur, décembre 2025.




