La source de nos peurs : Motel Scarlet

Aluai, Hélia, Di Meo, Nicolas,

ISBN:978-2-88901-275-6, 2026, 120 pages, 26€

Dans les motels, les âmes transitent. Elles se croisent sans jamais se regarder, les visages se confondent et s’effacent, au profit de l’anonymat. Mais le Motel Scarlet n’est pas de cette trempe-là.

Format Imprimé - 35,00 CHF

Description

– Trailer officiel –

Qu’auriez-vous fait, si comme moi vous aviez été obligé de vous arrêter sur cette route de forêt, à la tombée de la nuit? Auriez-vous pris une chambre au Motel Scarlet?

Auriez-vous réagi comme moi, si le concierge de l’établissement vous avait averti de ne jamais quitter votre chambre après minuit? L’auriez-vous écouté? Et lorsque quelqu’un aurait frappé à votre porte pour déposer la clé d’à côté, auriez-vous eu le courage… ou la folie de la ramasser et d’aller voir ce qui s’y cachait?

Cela fait une éternité que je suis ici. J’ai vu les murs changer de couleur, les ombres marquer les couloirs de leurs empreintes et les miroirs se couvrir d’un voile blanc. J’ai compris que si certaines chambres restent closes, c’est pour ne pas voir le monstre qu’on y a enfermé.

Écoutez bien mon histoire. Car une fois la route du Motel Scarlet empruntée, il est déjà trop tard pour rebrousser chemin.

Presse

Chronique sur le site des Amis de la BD

Le duo Nicolas Di Meo et Hélia Aluai revient avec un second volet de La source de nos peurs. Après l’orphelinat de Saint-Syméon, l’action se déroule dans un lieu chargé d’angoisse. On était averti : au Motel Scarlet, il est dangereux de s’aventurer hors de sa chambre après minuit.

Qu’auriez-vous fait si vous aviez été victime d’un accident tard le soir dans une forêt ? C’est ainsi que la principale protagoniste du récit interpelle les lectrices et les lecteurs qui s’aventurent à ouvrir La source de nos peurs. Sortir de sa voiture, marcher dans la nuit, sous la pluie jusqu’à cette petite lueur qui perce entre les arbres. Une oasis bienvenue afin d’échapper à cette lourde impression : une masse sombre avec un regard en permanence pointé sur soi ? Pas sûr.

Qu’auriez-vous fait ? Auriez-vous pris une chambre au Motel Scarlet ? La réceptionniste n’est pas avenante et pas vraiment coopérante. Le téléphone ne fonctionne pas, impossible d’appeler une dépanneuse. Il reste bien une chambre disponible. Est-il possible d’y passer la nuit en sécurité ? Oui… mais uniquement si on ne sort pas de sa piaule après minuit. Il est important d’également éviter la chambre 242. Qu’auriez-vous fait si la clé de cette chambre se retrouvait sur le paillasson devant votre porte ?

La peur est en nous

En chacun d’entre nous, il y a des peurs incontrôlées. Parfois, elles ne sont pas vraiment explicables. D’autres fois, elles ressurgissent. Ce sont celles d’un traumatisme bien enfoui qui remonte sans crier gare des tréfonds de la mémoire. Parfois, ce sont des frayeurs qui invitent au courage pour fuir une personne toxique, violente, maniaque ou tout cela à la fois. Tout au long du récit, Nicolas di Meo maintient un suspense insoutenable sur cette peur qui conserve notre héroïne dans un état second. Entre cauchemar et réalité : il y a des monstres, des âmes en peine ou des souvenirs épouvantables qui prennent corps.

La nuit est une compagne angoissante et le motel dans lequel se déroule ce récit un vague souvenir. Et pour cause, de jour on ne verrait qu’un supermarché d’une marque de discount allemande construit sur les ruines de l’établissement hôtelier. Il s’y murmure des légendes tenaces si on gratte sous la terre. Nicolas di Meo souffle le chaud et le froid, manipule ses lectrices et lecteurs. La tension monte progressivement jusqu’à l’indicible.

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Extrait de l’article de Bruce Rennes, Les Amis de la BD, 6 mars 2026.