Bianca, Mégane, Noa et les autres sont les enfants des Indociles. Elles naissent au monde au 21e siècle et ne sont visiblement pas faites pour y filer droit

Avec Ulysse Martagon, qui change de nom toutes les pages et vit avec son âne Ueli Maurer, elles fomentent quelques sales coups qui égratignent le pouvoir libéral et ses outrances. Mais surtout, ces figures se revendiquent inaptes au système. Tout en hurlant leur désaccord par leurs façons de vivre souvent bancales, contrairement à la génération qui les a précédées, elles se font la promesse tacite de gagner à la fin. Et elles y arriveront.

Dans ce premier volume de la trilogie, les Inaptes mitraillent à tout-va contre un monde qu’ils et elles sentent partir à vau l’eau, mais dispersent leurs forces et se sentent impuissant·es. La force de leur révolte s’arc-boute quelques années plus tard sur la justice climatique, dès ses premiers mouvements.

Les Inaptes continuent la saga initiée par Les Indociles (série de 5 tomes parue aux Éditions Les Enfants rouges). On y retrouve Lulu, Joe et Siddhartha, passablement chahutés par des viennent-ensuite hautement radicalisé·es.

Moqué, raillé, surnommé «Fenouilzéro» par Pat la Patate et Tom la Tomate, Fenouilhéro en a gros… sur la patate! Au marché, c’est toujours lui qu’on choisit en dernier, loin de ses incontournables acolytes. Alors, un jour, il décide de partir pour la Belgique, sur le dos de sa sauterelle et d’aider les choux de Bruxelles… à faire la vaisselle! Oui mais tout n’est pas si simple: Bruxelles, c’est loin, et encore faut-il connaître le chemin. Durant son périple, il fait la rencontre de plusieurs compagnons, qui l’accompagneront: un chat qui n’a peur de rien, une choucroute qui doute, un paysan dont les salades sont malades, une myrtille, et même une ogresse!