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La passion selon Charles-Henri Rapin ou le roman de soiMartine Ruchat2012, 176 pages, 28 chf, 22 €, ISBN 978-2-88901-024-0
Table des matières
Préface de Claudia Mazzocato, palliative.ch Prologue Station I. Le rendez-vous de la deuxième fois Sources Cahier de photographies Articles
Dans le bulletin des médecins du canton de GenèveNé le 10 août 1947, décédé trop tôt le 10 juillet 2008, le professeur Charles-Henri Rapin a laissé un grand vide dans la gériatrie genevoise. Le Dr Nadir Boumendjel résume ici les grands traits de la biographie que Martine Ruchat vient de consacrer à cette personnalité si créatrice, attachante et romanesque. Charles-Henri Rapin les appelait les "serial Killer" de l’euthanasie, s’opposait farouchement à la légalisation de celle-ci et souhaitait mettre les soins palliatifs en avant pour une mort digne, une vraie réponse au désir des patients de ne pas souffrir. Il disait: "L’énergie doit être dépensée à améliorer la qualité de vie des mourants. Vouloir mourir pourquoi? Si ce n’est à cause de la douleur, de l’endroit, de l’hôpital... ". Sujet d’actualité brûlant, on découvre au fur et à mesure de cette lecture toute la clairvoyance d’un homme qui a souhaité laisser des messages. On y lit le parcours d’un homme profondément attaché à l’humain: "Comme médecin, ce qu’il aime, ce sont les gens, dire bonjour aux malades, aux infirmières, aux aides-soignantes, travailler en équipe "être juste normal" comme il le disait souvent". Nos aînés coûtent cher, mais la protection des plus fragiles classent les sociétés civilisées. Aujourd’hui Accueil service manque cruellement aux médecins de ville... La création naît toujours de la rêverie. Il fut un initiateur infatigable des sociétés suisses de gériatrie et de gérontologie comme du groupe des gériatres genevois. Encore aujourd’hui, son œuvre est connue bien au-delà de nos frontières nationales. Il y avait un fil conducteur dans sa démarche professionnelle, le découvrir fait tout le charme de cette lecture un brin romanesque, tout Charles-Henri Rapin. Sa "biographe", Martine Ruchat, l’air de ne pas y toucher, tout en sensibilité et tact, nous fait entrer au plus profond des principes de vie d’un homme qui a tant laissé aux autres. Dr Nadir Boumendjel (gériatre), La lettre de l'AMG, N°6, juillet-août 2012
Le roman du gériatreIl n'a pas créé la spécialité à Genève, mais il lui a donné son extension. Mort en 2008 à 61 ans, Charles-Henri Rapin se situa d'abord dans l'orbite de Jean-Pierre Junod. Ce dernier fut en effet le premier médecin-directeur de l'hôpital de gériatrie, ouvert en 1971. Avant de disparaître en 1985, Junod dirigea aussi le Cesco, une unité des soins palliatifs ne concernant pas uniquement les personnes âgées.
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