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Nouvelles parutionsNouvelles Questions Féministes Vol. 29, No2Perspectives féministes en éducationMartine Chaponnière, Farinaz Fassa, Nadia Lamamra, Helene Fueger, Edmée Ollagnier, Michèle Bolli (éds)2010, 160 pages, 28 chf, 19 €, ISBN 978-2-88901-039-4
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Perspectives féministes en éducationC'est ainsi que s'intitule le dernier numéro de la revue internationale francophone Nouvelles Questions Féministes, coordonné par Martine Chaponnière, Farinaz Fassa, Nadia Lamamra, Helene Fueger, Edmée Ollagnier et Michèle Bolli. Obsolète, la thématique de l'éducation en études genre? Bien au contraire! En effet, Farinaz Fassa-professeure titulaire à l'université de Lausanne-relève que si tout semble réglé en matière d'éducation et que l'égalité entre filles et garçons, entre femmes et hommes paraît acquise, les institutions scolaires et de formation continuent de participer à la reconduction d'inégalités de genre. Cet ouvrage nous invite à chausser des lunettes attentives aux rapports sociaux de sexe afin de décrypter des phénomènes se déployant dans divers contextes éducatifs, formels. La complémentarité des contributions offre une analyse pointue du fossé qui perdure entre égalité formelle et égalité réelle, entre égalité d'accès et égalité de succès, et de la nécessité de former le corps enseignant et l'ensemble des professionnel-le-s du champ éducatif aux questions de genre. D'ailleurs, ce numéro ne se contente pas de faire le point sur differentes recherches, mais propose aussi une réflexion sur des pratiques et des outils pédagogiques égalitaires. A vos lunettes!Et pour une visite guidée, un colloque acrcompagnant la parution de cet ouvrage aura lieu le 1er octobre à l'université de Lausanne (http://www.unil.ch/liege). Caroline Dayer, Le Courrier, 13 septembre 2010, p. 12
Sexiste, l'école?Nous vivons, c'est bien connu, dans un monde où l'égalité entre les sexes ne fait plus question. Pourtant, si les Suissesses sont majoritaires dans les études supérieures, elles continuent de gagner en moyenne 500 fr. de moins par mois que les hommes, à travail et qualifications comparables. Par quel tour de passe-passe ces inégalités qui font officiellement partie du passé continuent-elles à se perpétuer? C'est ce qu'examine de façon très fine le derner numéro de la revue «NQF», consacré aux enjeux de genre dans la formation.
De petites phrases("tu ne ferais pas aussi les cafés, histoire de rentabiliser ton tarif horaire?") en fausses évidences (notamment sur la maternité), on mesure l'endurance de ce sexisme caché. On y lit comment les stéréotypes liés au sexe s'apprennent dès l'école enfantine, et s'incrustent dans les manuels scolaires. Comment, dans une simulation de création d'entreprise entre étudiants, les rapports sociaux de sexe se superposent à des questions de classe et de race.
Un autre article enfin décortique les carrières de six informaticiennes, six "exceptions" dans un univers masculin qui finissent toutes par se retrouver professionnellement en marge et persuadées que cela n'a rien à voir avec leur genre. Forcément, c'est qu'elles doivent être déficientes à titre personnel... Annick Monod, La Liberté, 20 juillet 2010, p. 25
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