Edmond Gilliard et la vie culturelle romande

40,00 CHF
Réf.: 978-2-88901-028-8
Edmond Gilliard (1875-1969) a marqué plusieurs époques de la vie culturelle romande du XXe siècle. Enseignant, écrivain, éditeur, conférencier, il s'est rapidement situé en marge du champ littéraire, tentant de constituer un pôle contestataire et formant autour de lui un réseau d'intellectuels, composé surtout d'anciens élèves. Ce livre retrace un pan important de l'histoire intellectuelle et culturelle romande, à travers l'étude de plusieurs réseaux d'influence. Il met en valeur des archives prodigieuses, essentiellement des correspondances d'intellectuels romands et français, souvent inédites. Il présente également un panorama des revues culturelles romandes entre 1920 et 1960 et retrace l'émergence d'une conscience progressiste parmi les hommes de lettres romands.

Edmond Gilliard (1875-1969) a marqué plusieurs époques de la vie culturelle romande du XXe siècle. Enseignant, écrivain, éditeur, conférencier, il s'est rapidement situé en marge du champ littéraire, tentant de constituer un pôle contestataire et formant autour de lui un réseau d'intellectuels, composé surtout d'anciens élèves. Ce livre retrace un pan important de l'histoire intellectuelle et culturelle romande, à travers l'étude de plusieurs réseaux d'influence. Il met en valeur des archives prodigieuses, essentiellement des correspondances d'intellectuels romands et français, souvent inédites. Il présente également un panorama des revues culturelles romandes entre 1920 et 1960 et retrace l'émergence d'une conscience progressiste parmi les hommes de lettres romands.

Tributaire du contexte historique, la réception de la pensée de l'écrivain évolue en fonction des préoccupations de ses admirateurs. Et l'actualité en fait partie. Au début des années 1930, insatisfaits par la recherche purement artistique, certains "gilliardiens" ont apporté une dimension éthique à leur discours alors que d'autres se sont lancé en politique, puis ont soutenu la résistance intellectuelle française pendant la guerre. Durant l'après-guerre, Gilliard est devenu un modèle d'anti-conformiste pour quelques Romands de gauche, en mal de figures tutélaires. Ultime signe de fidélité des anciens, la publication des Œuvres Complètes (1965) d'Edmond Gilliard a été l'occasion d'unir les forces de plusieurs générations d'amis, rassemblés par leur admiration pour l'écrivain atypique.

Ce livre retrace un pan important de l'histoire intellectuelle et culturelle romande, à travers l'étude de plusieurs réseaux d'influence. Il met en valeur des archives souvent inédites, essentiellement des correspondances d'intellectuels romands et français. Il présente également un panorama des revues culturelles romandes entre 1920 et 1960 et retrace l'émergence d'une conscience progressiste parmi les hommes de lettres romands.

Paru sur Culturactif Suisse

S'il existe une figure incontournable pour qui s'intéresse à la vie culturelle romande de la première moitié du XXe siècle, c'est bien celle d'Edmond Gilliard. S'attacher à dénouer le fil des nombreuses relations tissées par cet enseignant, critique, essayiste, écrivain et directeur de revues afin de mesurer l'importance de son influence sur plusieurs générations d'intellectuels, tel est l'objectif visé par Florence Bays et Carine Corajoud dans l'étude parue aux Editions Antipodes, Edmond Gilliard et la vie culturelle romande. Portrait de groupe avec maître (1920-1960).

De prime abord on s'interroge. Comment se fait-il qu'un écrivain dont les œuvres restent à ce jour peu connues du grand public ait marqué autant de générations? Qui connaît en effet les écrits d'Edmond Gilliard? Citons par exemple Alchimie verbale (1925), Du pouvoir des Vaudois (1926), La Passion de la mère et du fils (1928) et La croix qui tourne (1929).

Né le 10 octobre 1875 à Fiez-sur-Grandson dans une famille de propriétaires paysans rattachés à l'Eglise libre, Edmond Gilliard fait des études de lettres à l'Université de Lausanne puis décide de s'établir à Paris (1901-1904). Il y rencontre un occultiste flamand, S.U. Zanne, dont il suit passionnément les enseignements et dont l'empreinte le marquera durablement. De retour à Lausanne, il débute une carrière d'enseignant, d'abord au collège puis au gymnase. Auteur d'articles relatifs à Henri Warnery, rédigés pour la Feuille centrale de Zofingue, Edmond Gilliard publie plusieurs chroniques littéraires dans la Gazette de Lausanne ainsi que dans la Bibliothèque universelle. La liberté de ton de ses contributions suscite rapidement de vives polémiques. S'opposant frontalement aux jugements de valeurs défendus par les intellectuels de l'époque, il accorde la primauté en matière de création littéraire à l'expression de critères subjectifs et donc