17janvier 2018
17:30

A la retraite, les cahiers au feu? [DEBAT]

À la retraite, les cahiers au feu? Apprendre tout au long de la vie: enjeux et défis

Les auteur·e·s: Roland J. Campiche, sociologue; Yves Dunant, neurobiologiste; Roger Darioli, médecin; Benoît Gaillard, enseignant ; Farinaz Fassa Recrosio, sociologue; Jacques Lanarès neuropsychologue; Pierre Lässer, Secrétaire central de la Fédération suisse des retraités; Gabriel Noble, psychologue ; Martine Ruchat, historienne de l’éducation.

Pour en savoir plus sur cet ouvrage, un débat aura lieu le mercredi 17 janvier 2018, à 17h30, à l’Hôtel Mirabeau, av de la Gare 31, 1003 Lausanne [5’ à pied de la gare CFF; Trolleybus 1, arrêt Mirabeau; parking Bellefontaine]

RSVP jusqu’au 12 janvier à editions@antipodes.ch

Introduction:

Roland J. CAMPICHE, sociologue, professeur honoraire de l'Université de Lausanne.

Débat avec:

Valérie BORIOLI SANDOZ, Travail.Suisse, Berne.

Frédéric BORLOZ, syndic d’Aigle et conseiller national vaudois.

Pierre LÄSSER, Secrétaire central Fédération suisse des retraités

Marco TADDEI, responsable romand de l'Union patronale suisse.

Modération:

Laurent BONNARD, journaliste RTS.

Conclusions:

Géraldine SAVARY, conseillère aux États, Vaud.

Apéritif

Cette manifestation est organisée avec le soutien de la Banque Piguet Galland.

[Vers le livre] [Vers l'événement Facebook]

À la retraite, les cahiers au feu?

L’histoire de Magdalena R. ouvre ce livre. On saisit d’emblée les problèmes auxquelles
Madame ou Monsieur tout le monde se heurte au moment de la retraite. Que faire de
ce temps libre brusquement à portée de main? Comment vieillir, sans dépérir?
Certains vivent leur retraite comme ils ont vécu leur vie professionnelle; d’autres pas.
Magdalena veut donner un sens à cette nouvelle tranche de vie. Elle voyage; elle
découvre qu’elle n’est pas «finie». Elle se retrouve capable d’apprendre, de faire
valoir son expérience, de nouer de nouvelles relations, enfin de forger un projet et de
le réaliser. Par l’acquisition de nouveaux savoirs, Magdalena fait naître en elle une
nouvelle confiance qui la pousse en avant.
L’aventure de Magdalena est ensuite reprise et approfondie, point après point, au fil
des chapitres de cet ouvrage. Dans une société rendue incertaine par le bombardement
des informations, et par leur peu de fiabilité, comment rester serein; comment
se ménager une distance critique, sans continuer à se former? Mais peut-on emmagasiner
de nouvelles connaissances? Est-ce que notre mémoire va le permettre?
Faire travailler son cerveau alimente et entretien un capital cognitif en chaque personne.
Ce n’est pas une assurance tout risque contre les maladies neurodégénératives,
type Alzheimer, mais un atout confirmé par la recherche. L’éducation, c’est prouvé
aujourd’hui, contribue pour 50% au maintien d’une bonne santé, ceci à tous les âges.
Faire du sport, s’alimenter sainement, c’est bien. Mais négliger la formation, c’est
amputer l’individu de la capacité de comprendre ses choix et de fixer ses priorités.
La formation des aînés peut prendre des formes diverses: écouter des conférences,
participer à des séminaires, acquérir un savoir-faire dans un domaine ou l’autre.
Échanger le savoir entre les générations, voilà ce qui est important: raconter sa vie,
accueillir l’expérience et les questions des jeunes. En faisant fructifier ce qu’on
apprend par des engagements au sein de la collectivité, on arrive à se faire reconnaître
comme adulte et à rester intégré.
La formation doit durer toute la vie. La Suisse balbutie encore sur cette question.
On ne parle que de formation continue professionnelle, mais celle-ci n’est pas accessible
à tout le monde. Elle est souvent monopolisée par souci de production, comme
le montre l’avant-dernier chapitre de ce livre. La vraie formation doit aider à vivre et
pour cela retrouver sa dimension universelle. Comme le découvre Magdalena R. en
lisant Ramuz, la formation donne des intuitions pour structurer son existence tout à
son long. Vous le découvrirez dans le chapitre qui clôt cet ouvrage.

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