GARO, Au-delà du Sud, Beyond the South, Jenseits des Südens

33,00 CHF
Réf.: 2-940146-64-0
Cette publication ouvre les portes d'un voyage fabuleux au travers de la peinture et de la photographie, aux périphéries de notre connaissance et de l'Europe.

Cette publication ouvre les portes d'un voyage fabuleux au travers de la peinture et de la photographie, aux périphéries de notre connaissance et de l'Europe.

Le projet ARIL (Alexandrie, Reykjavik, Istanbul et Lisbonne) permet de faire des liens plastiques et historiques, tout en favorisant la prise de conscience des limites de sa propre perception. Au-delà d'une démarche purement conceptuelle et sensible se développera un espace réservé aux textes d'auteurs scientifiques, humanistes, politiques et littéraires qui, au travers de leurs spécificités, vous permettront de percevoir le monde qui vous entoure dans son ambiguïté, sa différence et sa relativité, révélant la réalité polymorphe, polychrome et polyphonique de nos périphéries.

Bernard Garo s'inspire de l'Egypte pour créer des toiles que l'on aimerait toucher. L'artiste expose, à partir de jeudi, de grands formats dans une galerie lausannoise. Ils sont le résultat d'un voyage initiatique au pays des pyramides. Explications.

Depuis 16 ans, Bernard Garo est peintre. Inlassablement, l'artiste nyonnais continue son chemin avec son lot de doutes et d'interrogations. Après son projet des trois B, Barcelone, Bâle, Berlin, il a ressenti le vertige du vide. Au creux de la vague, il se questionne. Où vais-je et comment trouver quelque chose qui me stimule? Dans son désir de mieux connaître le monde, il s'intéresse aux périphéries et choisit quatre destinations: l'Egypte, Reykjavik, Lisbonne et Istanbul. Fin 2003, il découvre les pyramides et revient bouleversé et choqué par la beauté de ce pays.

De retour en Suisse, il emmagasine les images et les émotions. J'ai mis quatre mois avant de me lancer. Je ne voulais pas une peinture d'émotions pures. Quand l'envie de peindre devient intenable, il choisit de grands formats comme jamais il n'en a peints. Ils étaient adaptés à la thématique, je n'ai pas fait grand pour faire grand, s'excuse-t-il presque. Principalement diptique ou triptyque, les toiles dialoguent, se renvoient les unes aux autres.

Bernard Garo devient maçon quand il se met au travail. Il peint au tamis, à la truelle, au bâton, à l'éponge, au pinceau, quand c'est vraiment nécessaire, et spraye les couleurs. Il se sert de bitume, de flock, de latex et de brique pour mieux rendre sa vision de l'Egypte. Comme cette pyramide terreuse vue du ciel. Bernard Garo fait de la peinture que l'on aimerait toucher. On a envie de sentir le granuleux sous ses doigts et caresser ce noir velouté rendu par le flockage.

Ce premier projet, ce premier voyage a donné naissance à Au delà du Sud, une exposition à la galerie Synopsis à Lausanne, à voir dès jeudi. Au-delà du Sud, c'est aussi le titre d'une publication qui sortira prochainement en marge de l'exposition avec des reproductions et des textes de réflexions.

Des voyages à Reykjavik, Lisbonne et