Mémoires de l'instituteur Grimpion

31,00 CHF
Réf.: 2-940146-15-2
Grimpion est instituteur dans un petit village de Suisse romande. Rêvant de devenir un notable, il use de toute la panoplie à la disposition de l'arriviste: séduction, flagornerie, alliances douteuses, dénigrement, trahison…Dans ce roman satirique, Jules Besançon porte un regard acéré sur la société et sur les institutions vaudoises du milieu du XIXe siècle.

Grimpion est instituteur dans un petit village de Suisse romande. Rêvant de devenir un notable, il use de toute la panoplie à la disposition de l'arriviste: séduction, flagornerie, alliances douteuses, dénigrement, trahison…

Dans ce roman satirique, Jules Besançon porte un regard acéré sur la société et sur les institutions vaudoises du milieu du XIXe siècle.

Trois postfaces historiques donnent des éclairages sur le contexte de l'époque.

Jules Besançon est né à Moudon en 1831. Il est mort en 1897. D'abord maître secondaire à Rolle, il occupera la chaire de littérature latine de l'Université de Lausanne. En plus des Mémoires de l'instituteur Grimpion (1877-1878), on lui doit une dizaine de romans, dont Le Moyen de parvenir (1865), le Veau d'or (1868), Le Tyran du village (1872), Les Crustacés (1873).

Le régent Grimpion, qui était prêt à tout pour devenir conseiller d'Etat

Quelle que soit sa spécialité, un journaliste dégelé après 140 ans d'hibernation aurait besoin d'un bon moment pour se remettre dans le bain et reprendre la plume. La chose est moins vraie lorsqu'il s'agit d'un rédacteur couvrant l'actualité politique vaudoise. Cette réflexion vient à l'esprit après une lecture de l'ouvrage de Jules Besançon intitulé Mémoires de l'instituteur Grimpion. Ce livre écrit en 1877 vient d'être réédité accompagné des notices éclairantes de trois historiens lausannois. Ils nous apprennent notamment que la Suisse romande a fait le don inestimable à la francophonie du mot "grimpion".

Jules Besançon relate, à la première personne, le parcours d'un instituteur de la campagne vaudoise, qui rêve de s'asseoir sur le fauteuil vert du Conseil d'Etat. Ce triste personnage, nommé Grimpion, ne recule devant aucune vilenie pour parvenir à ses fins. Circonstance aggravante: il tient un discours politique affligeant fait de lieux communs. L'instituteur Grimpion navigue entre les deux tendances du Parti radical au gré de son intérêt personnel, abandonne celle qu'il aime pour épouser la fille du syndic de son village, riche propriétaire et député. Il se fera délateur pour un politicien plein d'avenir, où l'on croit reconnaître Louis Ruchonnet. Il se fera franc-maçon sans croire à l'idéal de ce mouvement; trahira un ami pour lui prendre sa place dans l'administration vaudoise, etc.

La satire a une morale: malgré toutes ses manœuvres, Monsieur Grimpion n'est pas élu au Grand Conseil. Il en devient fou de douleur. Interné à Cery, il tiendra du matin au soir un discours de député à la seule intention de l'infirmier de service.

A la vaudoise

Le tableau de la politique cantonale des années 1860 est en soi délicieux: luttes intestines du Parti radical et rivalité entre libéraux et radicaux. Les justifications morales d'un homme mû par sa seule vanité ne manquent pas non plu