Pierre Viret et la diffusion de la Réforme

37,00 CHF
Réf.: 978-2-88901-054-7
Pasteur, théologien et conseiller de princes, Pierre Viret est à la fois l’auteur d’une vaste œuvre littéraire à grand succès dans l’Europe du XVIe siècle et le seul réformateur issu du pays romand. Il est au centre de ce colloque qui s’intéresse autant à son œuvre et à son action, qu’aux contextes religieux dans lesquels elles s’inscrivent. Dix-huit contributions des meilleurs spécialistes permettent d’éclairer sous un jour nouveau cette figure emblématique de la Réforme.

Pasteur, théologien et conseiller de princes, Pierre Viret (1509?-1571) est à la fois l’auteur d’une vaste œuvre littéraire, qui a rencontré un grand succès dans l’Europe du XVIe siècle, et le seul réformateur issu du pays romand. Il est au centre de cet ouvrage qui s’intéresse autant à son œuvre et à son action qu’aux contextes religieux dans lesquels elles s’inscrivent.

Dix-huit contributions des meilleurs spécialistes, croisant les approches littéraires, socioculturelles et d’histoire des idées, éclairent sous un jour nouveau ce personnage encore méconnu, qui a pourtant joué un rôle emblématique dans la diffusion de la Réforme en Suisse et en France. 

Les articles sont publiés dans leur langue originale, en français ou en anglais, et sont tous accompagnés d’un substantiel résumé dans l’autre langue.

  • Introduction (Karine Crousaz et Daniela Solfaroli Camillocci)

I. L'Écriture, la tradition et les grands adversaires: aspects de la pensée théologique et du travail littéraire de Viret

  • La question de la prédication: la théorie homilétique de Pierre Viret et le caractère rhétorique de ses sermons conservés (Olivier Millet, Université Paris-Sorbonne)
  • Pierre Viret on the Eucharist (Lee Palmer Wandel, University of Wisconsin – Madison)
  • Pierre Viret and Nicodemism (Carlos Eire, Yale University)
  • Pierre Viret et l'Islam (Karine Crousaz, Université de Lausanne)
  • Viret aux origines des sciences religieuses: de la mythologie à l'ethnographie (Olivier Pot, Université de Genève)
  • Le jeune Pierre Viret et les Pères de l'Église (Frédéric Amsler, Université de Lausanne)
  • Pierre Viret, historien de l’Église (Irena Backus, Université de Genève)
  • Une théologie des lettres divines. Le cas de l’Epistre consolatoire de 1541 (Georges Besse)
  • Pierre Viret et sa ménagerie de papier (Pierre Dubuis, Université de Lausanne)

 II. Viret réformateur, de l’espace romand à la France : action, réseaux et contextes religieux

  • Pierre Viret’s Epistolary Life and Corpus (Michael Bruening, Missouri University of Science and Technology)
  • Pierre Viret et ses imprimeurs (Jean-François

Dans la revue Études théologiques et religieuses

L’ouvrage dédié au réformateur vaudois est le fruit d’un colloque international organisé par l’Université de Lausanne dans le cadre du 500e anniversaire de la naissance de Pierre Viret (1511-1571). Le volume, qui réunit dix-huit contributions très variées, dont certaines rédigées par des chercheurs nord-américains anglophones, laisse apparaître le pasteur et théologien comme un réformateur à part entière, et non comme un modeste collaborateur de Calvin. Il permet d’évaluer combien l’influence de Viret déborde sa région suisse romande d’origine pour s’étendre sur le royaume de France et celui de Navarre, tout en mettant en exergue son oeuvre écrite abondante.

Le livre est construit en deux grandes parties. La première aborde la pensée théologique du réformateur. Seuls cinq sermons de Viret nous sont encore accessibles, mais ils montrent ses qualités rhétoriques, l’influence d’Augustin et celle d’Érasme, de même que la proximité des méthodes exégétiques avec Melanchthon. Dans ses écrits, sa conception de la Cène, qui sépare radicalement le spirituel du matériel, est très proche de celle de Zwingli, plus que de celle de Calvin. Concernant les relations au politique, et à rebours de la clandestinité valorisée par les Nicodémites, Pierre Viret soutient la résistance ouverte à la tyrannie et envisage le recours à la violence plutôt que l’alternative du martyr et de l’exil envisagée par Calvin. L’une des études porte sur la perception que Viret eut de l’Islam: comme chez Luther, le Turc est considéré comme un ennemi équivalent aux chrétiens ennemis de la vraie foi. Si la religion musulmane est selon lui plein