1848. Naissance de la Suisse moderne

20,00 CHF
Réf.: 978-2-88901-034-9
En 1847, la guerre civile du Sonderbund a déchiré la Suisse et menacé son existence politique. A l'instar de la guerre de Sécession, qui aura lieu une décennie plus tard aux Etats-Unis, ce conflit oppose deux blocs de cantons qui ne parviennent plus à concilier leurs intérêts au sein de la Confédération. Comment en est-on arrivé là? Quelles sont les causes du litige et pourquoi n'a-t-on pas réussi à le régler par le dialogue? De ce conflit a émergé la Suisse moderne. Sur quelles bases le nouvel Etat fédéral de 1848 a-t-il été établi? En quoi a-t-il joué un rôle fondamental dans le devenir de la Suisse?

En 1847, la guerre civile du Sonderbund a déchiré la Suisse et menacé son existence politique. A l'instar de la guerre de Sécession, qui aura lieu une décennie plus tard aux Etats-Unis, ce conflit oppose deux blocs de cantons qui ne parviennent plus à concilier leurs intérêts au sein de la Confédération. Comment en est-on arrivé là? Quelles sont les causes du litige et pourquoi n'a-t-on pas réussi à le régler par le dialogue? De ce conflit a émergé la Suisse moderne. Sur quelles bases le nouvel Etat fédéral de 1848 a-t-il été établi? En quoi a-t-il joué un rôle fondamental dans le devenir de la Suisse?

En répondant à ces questions, l'auteur se démarque de la production historique existante. Cherchant à pallier l'éclatement des approches spécialisées, il réalise une synthèse des connaissances actuelles, tout en l'enrichissant d'éléments de compréhension nouveaux. Point de polémiques stériles au sujet de l'importance respective des évolutions économiques, sociales, politiques ou encore religieuses et culturelles. Au contraire, 1848 est compris comme le résultat et l'accélérateur d'un processus de modernisation où s'enchevêtrent et interagissent les différentes dynamiques. Ce faisant, l'auteur redonne plus d'importance à un événement trop banalisé par les manuels d'histoire.
A l'heure où les bouleversements socio-économiques liés à la mondialisation nécessitent une nouvelle refonte des institutions politiques suisses, et leur intégration plus marquée dans des structures politiques supranationales, cette histoire de la fin du fédéralisme intégral peut fournir quelques clés de compréhension intéressantes au lecteur.

Dans la Revue d'histoire du XIXe siècle

En Suisse, l’historiographie reste plutôt discrète sur une période qui a pourtant marquée très fortement l’histoire de l’émergence de la Suisse comme État-nation. La création en 1848 de la Confédération helvétique comme État moderne avait été précédée par une courte guerre civile, le conflit du Sonderbund, qui a opposé libéraux et conservateurs. La gestion de cette guerre, qui n’a pas abouti à l’écrasement des vaincus, a laissé des traces et contribué au conservatisme helvétique ultérieur. L’ouvrage de Cédric Humair est donc particulièrement bienvenu, même si sa taille ne lui permet pas de traiter de manière exhaustive tous les aspects qu’une solide monographie aurait permis de prendre en compte.

La perspective de l’auteur nous est annoncée d’emblée et se retrouve effectivement au fil des pages. Il s’agit d’abord d’examiner les différentes impulsions économiques, politiques, culturelles ou religieuses qui ont concouru à l’édification de cet État helvétique moderne. Pour ce faire, il est montré que les affrontements entre les deux camps, modernes et conservateurs, révèlent une complexité d’intérêts divergents et une myriade d’attitudes: ainsi des contradictions internes sont-elles mises à jour, aussi bien pour des conservateurs qui ressentaient le besoin d’une certaine modernisation économique du pays dont ils allaient pouvoir profiter eux aussi que pour des libéraux-radicaux qui ne voulaient pas aller trop loin et prenaient garde d’associer leurs adversaires aux réformes engagées. En réalité, c’est donc bien une multitude de conflits et d’intérêts divergents qui a traversé toutes les strates de la bourgeoisie suisse en fonction de ses secteurs d’activité économique dans une période d’apparente hégémonie politique du Parti radical.

L’au