L'Ombre rouge, La tentative d'établissement de relations diplomatiques avec l'URSS par la Confédération helvétique et le débat politique en Suisse (1943-1944)

21,00 CHF
Réf.: 2-940146-13-6
Au moment où la bataille de Stalingrad fait basculer la Seconde Guerre mondiale en laissant entrevoir l'imminence d'une victoire des Alliés sur l'Axe, un grand débat s'ouvre en Suisse à propos de l'URSS. Il s'agit de réexaminer les relations entre l'État fédéral et l'Union soviétique à la lumière des récents événements. Des milieux de plus en plus larges réclament un établissement de relations officielles avec l'URSS, que ce soit pour inscrire la Suisse dans les relations internationales issues de la guerre ou pour ouvrir à l'économie helvétique le grand marché russe. Dès lors, le régime autoritaire stalinien est évalué en fonction de ces enjeux; la dénonciation des crimes du stalinisme s'en trouve réduite à la portion congrue.

Au moment où la bataille de Stalingrad fait basculer la Seconde Guerre mondiale en laissant entrevoir l'imminence d'une victoire des Alliés sur l'Axe, un grand débat s'ouvre en Suisse à propos de l'URSS. Il s'agit de réexaminer les relations entre l'État fédéral et l'Union soviétique à la lumière des récents événements. Des milieux de plus en plus larges réclament un établissement de relations officielles avec l'URSS, que ce soit pour inscrire la Suisse dans les relations internationales issues de la guerre ou pour ouvrir à l'économie helvétique le grand marché russe. Dès lors, le régime autoritaire stalinien est évalué en fonction de ces enjeux; la dénonciation des crimes du stalinisme s'en trouve réduite à la portion congrue.

Le gouvernement de Staline refuse d'établir des relations diplomatiques avec la Suisse, en novembre 1944. Traitée de "profasciste" par les médias soviétiques, puis par une partie substantielle des médias internationaux, la politique du gouvernement suisse pendant la guerre est sévèrement critiquée. Après quelques escarmouches entre la gauche et les partis bourgeois, un front uni se soude en Suisse, pour veiller à ce que le pays sorte de son isolement international aussi rapidement que possible.

Die Schweiz und die Sowjetunion

Der Weg zur Wiederaufllahme der Beziehungen mit Moskau

Zwischen 1918 und 1946 hatte die Schweiz keine Beziehungen zu Russland. Sie waren abgebrochen worden, weil die Schweiz den kommunistisch gewordenen Staat bezichtigt hatte, sich über seine Berner Mission in die innenpolitischen Querelen des Generalstreiks eingemischt zu haben. Obwohl die handelspolitischen Kontakte zu Russland und spiiter zur Sowjetunion nicht vôllig unterbunden wurden, stellten diese "beziehungslosen Zeiten" für die Schweiz eine Ausnahmesituation dar. Normalerweise bedeutete die Neutralitiit, dass unser Land diplomatische Kontakte mit allen Ländern zu unterhalten suchte. Rigoroser Befürworter der diplomatischen Nichtanerkennung war der Vorsteher des Politischen Departementes in den zwanziger und dreissiger Jahren, Bundesrat Giuseppe Motta. Er stützte sich dabei auf eine damais in der Schweiz weit verbreitete antisowjètische Haltung. Vor allem im bürgerlichen Lager befürchtete man, dass eine Anerkennung Tür und Tor für die kommunistische Propaganda öffnen würde.
Erst die veränderte internationale Situation nach 1942, ais die Vereinigten Staaten, Grossbritannien und die Sowjetunion sich zu einem gemeinsamen Vorgehen gegen Hitler-Deutschland zusammenschlossen, brach die rigorose Abwehrhaltung der Schweiz auf. Bundesrat Marcel Pilet-Golaz hatte zwar versucht, die Politik Mottas fortzusetzen, aber er geriet von Ende 1942 an in immer härtere Bedrängnis. lm Sommer 1944 machte Pilet via London den Versuch, mit Moskau Gesprllche aufzunehmen. Doch der Kreml zeigte ihm die kalte Schulter und lehnte nun seinerseits die Normalisierung ab. Erst nach Ende des Krieges gelang es Pilets Nachfolger Max Petit pierre, zu einem befriedigenden Ergebnis zu gelangen. lm Sommer 1946 wurden zwischenden beiden Staaten die diplomatischen Kontakte wieder hergestellt.

Ideologie statt Aussenpolitik

Die Auseinandersetzung um die Anerkennung der Sowjetunion durch die Schweiz ist mehrmals Gegenstand historischer Untersuchungen geworden. Ein Vergleich der bisherigen Forschungen zeigt, dass die Ergebnisse in den wesentlichen Grundzügen übereinstimmen. Unterschiede gibt es nur in der Setzung von einzelnen Akzenten. Hier scheiden sich die Geister.
Als erstem und lange ais einzigem wurden in den sechziger Jahren dem Basler Historik