Un credo anticommuniste

39,00 CHF
Réf.: 978-2-88901-038-7
Avec l'étude de l'Entente internationale anticommuniste (EIA) et de sa commission officieuse "Pro Deo", cet ouvrage décrypte l'anticommunisme sous un angle négligé par la recherche historique: le facteur religieux. Il analyse les motivations et les initiatives d'un milieu ultra-conservateur issu de la bonne société genevoise qui, associé à un cercle fermé d'exilés russes, développe et coordonne avec un succès inégal plusieurs réseaux politiques et religieux internationaux. Leur objectif: oeuvrer à l'isolement diplomatique, économique et moral de l'URSS afin d'aboutir à la chute du régime soviétique et à l'éradication du communisme dans le monde.

Avec l'étude de l'Entente internationale anticommuniste (EIA) et de sa commission officieuse "Pro Deo", cet ouvrage décrypte l'anticommunisme sous un angle négligé par la recherche historique: le facteur religieux. Il analyse les motivations et les initiatives d'un milieu ultra-conservateur issu de la bonne société genevoise qui, associé à un cercle fermé d'exilés russes, développe et coordonne avec un succès inégal plusieurs réseaux politiques et religieux internationaux. Leur objectif: oeuvrer à l'isolement diplomatique, économique et moral de l'URSS afin d'aboutir à la chute du régime soviétique et à l'éradication du communisme dans le monde.

Pour y parvenir, la création d'un front commun des chrétiens contre le danger qui menace selon eux la "Civilisation chrétienne" s'impose comme une priorité absolue à partir du tournant des années 1930. L'ouvrage scrute avec attention la manière dont l'argument religieux est mêlé et parfois subordonné aux nécessités politiques à divers moments clés de la période: la dénonciation des persécutions religieuses par Pie XI en 1930, l'accession d'Hitler au pouvoir, la campagne pour l'entrée de l'URSS au sein de la Société des Nations en 1934, la guerre civile espagnole et enfin le difficile tournant de la Deuxième Guerre mondiale.

Dans la revue Archiv für Sozialgeschichte, 56 (2016)

Voir l'article de Johannes Großmann, "Die 'Grundtorheit unserer Epoche'? Neue Forschungen und Zugänge zur Geschichte des Antikommunismus" (pp. 549–590), qui se réfère notamment à l'ouvrage de Stéphanie Roulin.

 

Dans la revue les Annales

Stéphanie Roulin présente ici la publication intégrale de sa thèse de doctorat soutenue en 2009 et consacrée aux réseaux religieux liés à l'Entente internationale anticommuniste (EIA), une organisation sise à Genève, active essentiellement de 1924 à 1945. L'auteure s'intéresse également à la commission Pro Deo, fondée en 1933, officiellement distincte de l'EIA mais dont les acteurs, les actions et les réseaux sont similaires. L'auteure a pu bénéficier d'un cadre stimulant, sa recherche s'intégrant à un projet collectif sur l'EIA soutenu par le Fonds national suisse et dirigé par Mauro Cerutti et Jean-François Fayet1. Dans ce contexte historiographique, S. Roulin a clairement défini ses objectifs: d'une part, "enrichir l'analyse de l'anticommunisme de valeurs' des années 1920 et 1930 en Suisse et en Occident, en montrant comment s'articulent les dimensions religieuse et politique dans [l]es représentations et l'argumentaire" de ces organisations et, d'autre part, "clarifier les positions ainsi que les liens organisationnels et personnels tissés entre les réseaux de l'EIA et de Pro Deo, en [se] concentrant en particulier sur les milieux confessionnels" (p. 427).

Pour répondre il ces questions, l'auteure a exploité le riche fonds d'archives et d'imprimés de l'EIA ainsi que les mémoires du docteur Georges Lodygensky (cofondateur de l'EIA et personnalité clé de Pro Deo) rédigées dans les années 19602. Cependant, au-delà de ces sources produites par les organisations étudiées, S. Roulin a approfondi sa recherche essentiellement dans deux directions. D'un côté, les archives publiqu