Religieux, société civile, politique

34,00 CHF
Réf.: 978-2-88901-078-3
La question religieuse revient au cœur de nos sociétés sécularisées qui ne savent pas bien comment y faire face ni même comment l'interpréter, après qu'on a pensé pouvoir la renvoyer à la seule dimension privée de la conviction subjective.
Pluralité de traditions dans la manière d’organiser le vivre-ensemble; désinstitutionnalisation des traditions héritées; nouvelles affirmations identitaires; sectes et nouveaux mouvements religieux; religiosité diffuse, voire spiritualités athées: toutes ces réalités valent comme symptôme de ce qui arrive à nos sociétés. Cet ouvrage réunit historiens, politologues, sociologues, anthropologues et philosophes autour des choix que les sociétés doivent faire, sur le plan de l’école, de l’espace public, des rythmes, des symbolisations et des ritualités, de l’articulation au bien commun et à l’état de droit.

La question religieuse revient au cœur de nos sociétés sécularisées qui ne savent pas bien comment y faire face ni même comment l'interpréter, après qu'on a pensé pouvoir la renvoyer à la seule dimension privée de la conviction subjective.
Pluralité de traditions dans la manière d'organiser le vivre-ensemble; désinstitutionnalisation des traditions héritées; nouvelles affirmations identitaires ; sectes et nouveaux mouvements religieux; religiosité diffuse, voire spiritualités athées: toutes ces réalités valent comme symptôme de ce qui arrive à nos sociétés. Et à quoi ces sociétés doivent faire face, sur le plan de l’école, de l’espace public, des rythmes, des symbolisations et des ritualités, de l’articulation au bien commun et à l’état de droit.
Le présent ouvrage est né d’un colloque de l’Institut Religions, Cultures, Modernité de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne, où ont été invités à s’exprimer des historiens, des politologues, des sociologues, des anthropologues, des philosophes. 
Y sont présentés et interrogés des données historiques sur quatre siècles de modernité européenne, diverses réalités extra-européennes (pays arabes, Afrique, Israël, Inde…), de nouveaux types de positionnement des acteurs contemporains (créationnistes étasuniens, reprises et transcriptions venant de la gauche radicale…).

I. Religion et conflit dans l'Europe de la première modernité: la société aux prises avec la diversité religieuse 

  • Mise en perspective (Pierre Gisel)
  • Communauté, conscience, confession. L’épreuve du choix confessionnel au XVIe siècle en Suisse romande (Olivier Christin)
  • Tolérance ou coexistence? Les régulations pragmatiques du conflit confessionnel à l’époque moderne (Christian Grosse)

II.  Organiser une suprématie du politique sur le religieux: statut et fonction impartis au religieux. Les XIXe et XXe siècles français: émancipation et redistribution 

  • Mise en perspective (Jacques Ehrenfreund)
  • L’école et la religion. Un parcours de la laïcité française (Philippe Portier)
  • La reconnaissance des "cultes reconnus". Une pluralité acclimatée par l’État (Rita Hermon-Belot)
  • Voile et burqa en France. Deux lois d’interdiction aux sens différents (Patrick Weil)

III. Processus politiques et religieux à l'oeuvre dans le contemporain extra-européen 

  • Mise en perspective (Jacques Ehrenfreund)
  • Les révolutions arabes et le Mouvement vert en Iran. La nouvelle religiosité et le nouveau modèle politique (Farhad Khosrokhavar)
  • Le religieux et le politique en Afrique musulmane francophone. Une pratique souple de la laïcité
en Côte d’Ivoire et au Sénégal (Monika Salzbrunn)
  • "État juif et démocratique". Mise en perspective d’un débat israélien contemporain (Jacques Ehrenfreund)
  • Les "religions autochtones/indigènes". Histoire critique et contexte d’énonciation: un éclairage indien (Raphaël Rousselau)
  • Transformer la société civile? Religions, politique de l’anthropologie et utopie de la comparaison
dans les Patterns of Culture de Ruth Benedict (Christian Indermuhle)

IV. Débats sur le statut du religieux en modernité tardive et interrogations sur la société civile et le politique 

  • Mise en perspective (Pierre Gisel)
  • Islam, religion et sécularité (Reinhard Schulze)
  • Politiser les évangéliqu

Dans la Revue d'histoire et de philosophie religieuses

Cet ouvrage collectif est le fruit d’une réflexion du (nouvel) Institut
Religions, Cultures, Modernité, de la Faculté de théologie et de science des religions de l’Université de Lausanne. La plupart des contributeurs sont des historiens et sociologues des religions. Les centres de recherche parisiens sur religion et sociétés (EHESS, EPHE, CNRS) sont à l’honneur, avec 8 contributeurs sur 15.

Les perspectives étudiées sont à la fois diachroniques et synchroniques, et touchent à plusieurs religions et plusieurs positionnements religieux dans différentes sociétés. L’approche est donc résolument interculturelle et interreligieuse. On se demandera si une telle ouverture ne nuit pas à la pertinence d’une pensée qui cherche à aborder un religieux multiforme, présent partout.

La première partie est à teneur historique, qui traite du religieux dans la "première modernité". La deuxième s’intéresse aux relations (ou conflits) entre le religieux et le politique en France, aux XIXe et XXe  siècles. Trois articles sont à signaler: "L’école et la religion. Un parcours de la laïcité française", "La reconnaissance des 'cultes reconnus'" par Napoléon et, plus en phase avec l’actualité, "Voile et burqa en France". La troisième partie est consacrée au religieux extra-européen, avec des articles sur les révolutions arabes, le rapport entre religieux et politique en Afrique musulmane francophone, l’État juif démocratique, auxquels s’ajoute un éclairage indien sur les religions autochtone et indigènes. Une dernière partie est relative à des phénomènes plus occidentaux, considérés par les éditeurs comme l’expression de la "modernité tardive", et qui concernent la théologie politique de la droite américaine ou le retour du refoulé religieux dans les contestations théorico-politiques de la mondialisation libérale.

Jérôme Cottin, Revue d'histoire et de philosophie religieuses, tome 94, n° 1, 2014, p. 121

Dans la revue Studies in Religion / Sciences Religieuses 

Cet ouvrage collectif est le prolongement d’un colloque tenu à l’Université de Lausanne (UNIL) en 2011. Jacques Ehrenfreund (professeur d’histoire des