L'imposture ou La fausse monnaie. Un essai de critique littéraire: les romans de Jacques Chessex

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Réf.: 2-940146-04-7
Charles Edouard Racine étudie quelques ouvrages de Jacques Chessex et d'autres auteurs romands. La pratique de l'écriture et de l'analyse littéraire l'a amené à se poser un certain nombre de questions:-Comment un auteur s'y prend-il lorsqu'il veut faire de sa province un lieu privilégié où souffle le Paraclet, et où l'on est d'emblée justifié d'écrire?-Par quel biais aborder le problème de la vraisemblance dans le roman réaliste? Pourquoi le lecteur peut-il être tenté de refuser d'adhérer au monde fictif qu'on lui propose?-Y a-t-il des lois à respecter lorsqu'on se mêle de composer un roman? Peut-on tout se permettre ou existe-t-il une "morale du roman" qu'il s'agirait de sauvegarder? Peut-on encore parler de "morale" lorsqu'on se mêle de critique littéraire?-Quels critères nous permettraient de différencier l'art et le pseudo-art, les uvres authentiques et les livres académiques, la littérature et le kitsch-En bref: peut-on distinguer la vraie et la fausse monnaie?
Charles Edouard Racine étudie quelques ouvrages de Jacques Chessex et d'autres auteurs romands. La pratique de l'écriture et de l'analyse littéraire l'a amené à se poser un certain nombre de questions:-Comment un auteur s'y prend-il lorsqu'il veut faire de sa province un lieu privilégié où souffle le Paraclet, et où l'on est d'emblée justifié d'écrire?-Par quel biais aborder le problème de la vraisemblance dans le roman réaliste? Pourquoi le lecteur peut-il être tenté de refuser d'adhérer au monde fictif qu'on lui propose?-Y a-t-il des lois à respecter lorsqu'on se mêle de composer un roman? Peut-on tout se permettre ou existe-t-il une "morale du roman" qu'il s'agirait de sauvegarder? Peut-on encore parler de "morale" lorsqu'on se mêle de critique littéraire?-Quels critères nous permettraient de différencier l'art et le pseudo-art, les uvres authentiques et les livres académiques, la littérature et le kitsch-En bref: peut-on distinguer la vraie et la fausse monnaie?

Chessex, les rats et les petits fours

Regard sur la polémique qui a suivi la parution de l'essai critique de Charles-Edouard Racine, L'imposture ou la fausse monnaie

Avec "L'imitation", parue chez Grasset cette année, Jacques Chessex vient de nous offrir un nouveau chef-d'oeuvre. Nous ne nous étalerons pas ici sur la prose chessexienne: ceux qui l'aiment la connaissent; pour les autres, tant pis pour eux. Si ce roman mérite notre intérêt, c'est principalement en tant que dernier rebondissement de la querelle planétaire qui a opposé, début 1997, Chessex aux rats. Pour ceux qui ont échappé à cet ouragan, voici un bref résumé.

Acte I: Charles-Edouard Racine, professeur au gymnase, publie un essai polémique, discutable donc intéressant, intitulé L'imposture ou la fausse monnaie (Antipodes, 1997), consacré ou digne disciple de Flaubert. D'après Racine, les romans de Chessex, s'ils ont été bons à une période, le sont de moins en moins. Le problème, c'est que la critique ne suit pas cette soi-disant évolution et qu'elle continue à hurler ou miracle à chaque nouvelle parution...Racine pose une bonne question, celle du statut de la critique littéraire en notre bon pays romand. Peut-elle sortir de la chronique des hautes oeuvres de notre Goncourt national pour porter sur sa production un regard plus objectif? Le principal intéressé se drape dans un mandala de mépris. Suivent diverses réactions dans la presse1.

Acte II: article de Jean Kaempfer et Jérôme Meizoz (Journal de Genève et Gazette de Lausanne du 8 mars 1997), universitaires. Le premier se base sur Zola (le second sur Bourdieu, sans le citer) pour dire, en gros, que Racine a soulevé un problème important: le fonctionnement de la critique littéraire locale, appliquée à l'oeuvre de Chessex, est effectivement problématique. La situation a évolué depuis: L'imitation a en effet reçu dans la presse un accueil très nuancé.

Acte III: coup de théâtre! Chessex quitte, l'espace d'un pamphlet incisif, sa défroque de Poète zen et désencombré: Avez-vous déjà giflé un rat? (Campiche, 1997) est paru! Enfin un peu de vigueur dans notre platitude lémanique et consensuelle! La victime sort ses griffes au nom de la Littérature pour répondre, non à l'attaque de ce vermisseau de Racine, mais à celle de cette institution universitaire qui se mêle de ce qui ne la reg